Guerre

27 Jun 2026

À Gaza, la chaleur transforme les tentes en fournaises et pousse les déplacés vers une mer polluée

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Tired Earth

Par la rédaction

Alors que les températures estivales dépassent les 30°C, les familles palestiniennes vivent dans des abris de fortune où la chaleur est étouffante. Faute d'alternative, des milliers de personnes se tournent vers la Méditerranée, dont les eaux sont contaminées par les eaux usées.

Dans les camps de déplacés de la bande de Gaza, l'été est devenu un supplice. Sous les toiles de tente, la température atteint des niveaux insoutenables, transformant ces abris précaires en véritables fournaises . Pour les familles qui y vivent, le quotidien est une lutte constante contre la chaleur accablante, aggravée par des coupures d'électricité et une pénurie d'eau chronique .
 
La situation est particulièrement critique dans le centre de la bande de Gaza, notamment dans la ville de Deir al-Balah, où des milliers de personnes sont entassées dans des camps de fortune. Les tentes en toile et en plastique, qui devaient offrir un abri temporaire, emprisonnent la chaleur, rendant la vie à l'intérieur quasiment impossible en journée. "La tente se transforme en un brasier de 7 heures du matin jusqu'à l'après-midi", témoigne une déplacée .
 
Une mer polluée comme unique recours
 
Face à cet enfer, la mer Méditerranée est devenue le seul refuge pour des milliers de Palestiniens. Chaque jour, des familles entières se pressent sur les plages, espérant trouver un peu de fraîcheur dans une eau autrefois prisée pour sa beauté.
 
Cependant, ce havre de paix est devenu un véritable danger. Les infrastructures sanitaires, détruites par des mois de conflit, déversent des quantités massives d'eaux usées non traitées dans la mer. Les habitants le savent, mais ils n'ont guère le choix. "Nous nous baignons et nous lavons dans une eau sale, pleine d'eaux usées", confie Shihab al-Suwaireki, père de six enfants déplacés .
 
Une crise humanitaire qui s'aggrave
 
La situation est d'autant plus désespérée que l'aide humanitaire peine à entrer. Selon un rapport du Norwegian Refugee Council (NRC), près d'un million de personnes vivent sous des tentes, et 850 000 autres manquent encore d'articles de secours essentiels comme des bâches, du contreplaqué ou des cordes . L'organisation dénonce les restrictions israéliennes qui entravent l'acheminement de ces matériaux, soulignant que "les compétences ne peuvent remplacer les matériaux" .
 
Pour Jan Egeland, secrétaire général du NRC, la situation est intenable : "C'est une indignité que les familles à Gaza, après des mois de déplacements, affrontent la chaleur estivale dans des tentes de fortune parce qu'Israël continue de restreindre l'entrée des matériaux d'abri" .
Urgence d'une réponse globale
 
Avec l'été qui s'installe, les risques sanitaires augmentent. La combinaison d'une chaleur extrême, d'un manque d'eau potable et d'une pollution croissante expose les déplacés, en particulier les enfants, à des maladies hydriques et à des infections cutanées.
 
Les organisations humanitaires appellent à une action immédiate pour permettre l'entrée sans entrave des fournitures de secours et pour soulager une population qui tente de survivre dans des conditions inhumaines.


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