Au-delà du drame humanitaire, Marc Gabriel Draghi, juriste et auteur, éclaire les conséquences environnementales dévastatrices de la guerre à Gaza, notamment sur l’eau et les sols. Elle inter
Quelle est votre position sur la solution à deux États ? Pensez-vous qu’une paix durable soit possible sans justice environnementale et un accès équitable aux ressources ?
Depuis sa création en 1948, l’État d’Israël a vu la solution à deux États dans le conflit israélo-palestinien se révéler une illusion, un subterfuge permettant de prolonger une politique de colonisation visant un Grand Israël et l’expulsion progressive du peuple palestinien de sa terre historique, la Palestine. L’idée de deux États coexistants est rendue irréalisable par un déséquilibre flagrant des forces en présence et par le mépris constant d’Israël pour le droit international et les droits humains fondamentaux. Israël, loin d’être un État souverain au sens classique, apparaît comme un projet soutenu par les puissances occidentales, notamment le Royaume-Uni et les États-Unis, ainsi que par des milieux financiers anglo-saxons, qui en assurent l’existence artificielle.
Ce projet doit céder la place à une reconstruction politique d’une nation palestinienne centrée sur le peuple autochtone, les Palestiniens, qui doivent jouir de droits pleins et entiers sur leur terre, leurs ressources et bénéficier d’une égalité stricte entre tous les citoyens. Bien que cette perspective puisse sembler idéaliste face aux crimes de guerre et au génocide en cours à Gaza sous le gouvernement de Benjamin Netanyahou, la résolution de la question israélienne exige l’abandon d’un projet suprémaciste, racialiste et belliciste porté par des franges extrémistes de la société israélienne. La présence de communautés juives en Palestine, attestée depuis plus d’un siècle, est compatible avec une telle vision, mais l’épisode colonial du foyer sioniste et de l’État d’Israël, né d’un coup de force historique lié aux bouleversements des deux guerres mondiales, doit prendre fin. La viabilité d’Israël, un territoire équivalant à trois départements français, dépend de flux matériels, financiers et militaires occidentaux, notamment en provenance des États-Unis, du Royaume-Uni, de la France et d’autres puissances. Si ces soutiens venaient à s’effondrer, l’entité israélienne ne pourrait perdurer longtemps au Moyen-Orient.
Cette analyse repose sur le même constat que celui, qui fut fait par le Général de Gaulle, lors de sa conférence de presse du 27 novembre 1967, qui abordait la question des tensions et des conflits liés à l’établissement d’Israël en Palestine :
« L’établissement, entre les deux guerres mondiales, car il faut remonter jusque-là, l’établissement d’un foyer sioniste en Palestine, et puis, après la deuxième guerre mondiale, l’établissement d’un État d’Israël, soulevait à l’époque un certain nombre d’appréhensions. On pouvait se demander, en effet, et on se demandait, même chez beaucoup de juifs, si l’implantation de cette communauté sur des terres qui avaient été acquises dans des conditions plus ou moins justifiables et au milieu des peuples arabes qui lui sont foncièrement hostiles, n’allaient pas entraîner d’incessants, d’interminables frictions et conflits. »
Plusieurs décennies plus tard, nous ne pouvons que souscrire à nouveau à cette analyse et faire le bilan de toutes les tensions, guerres et massacres qui ont eu lieu, en lien directement ou indirectement avec le projet israélien. Il n’existe donc pas plusieurs solutions, la seule qui existe sur le long terme, c’est celle de la libération intégrale de la Palestine.
Et cette libération intégrale de la Palestine, inspirée par le modèle imparfait de la fin de l’apartheid en Afrique du Sud, nécessite une supervision internationale pour démanteler ce consortium israélien puissant. Une politique de nationalisation et d’expropriation, comparable à celle mise en œuvre par les dirigeants sionistes, par exemple via le Fonds national juif (KKL) pour s’approprier les terres
Palestiniennes, devra être entreprise pour garantir à l’ensemble de la population palestinienne un accès libre et équitable aux ressources de la Palestine. Elle ne pourra vraisemblablement se faire que sous la tutelle d’une organisation internationale, regroupant les grandes nations.
Contrairement à ce que dit la propagande sioniste à travers le monde, dans ce projet de libération de la Palestine du fleuve à la mer, les communautés juives pourront évidemment demeurer en Palestine, mais la communauté internationale, sous l’égide des grandes nations, doit mettre un terme à l’existence d’un État ethno-confessionnel, hyper militarisé, sécuritaire et génocidaire, et imposé obligatoirement un Etat ayant des bases démocratiques qui reconnait le droit à tous les individus des différentes communautés, de participer aux affaires publiques de l’Etat (chrétiens, musulmans, druzes, etc.) sur le principe d’un homme égale une voix.
Et une paix durable est de toute façon inconcevable sans un accès équitable aux ressources, que seule une telle reconfiguration peut garantir. Cette analyse, très éloignée de l’actualité, s’appuie sur de nombreuses résolutions de l’ONU qui soulignent l’illégalité de l’occupation israélienne et questionnent la légitimité de la présence israélienne en Palestine. La résolution 181 de l’Assemblée générale de 1947, bien que proposant un plan de partition non contraignant, rejeté par les Palestiniens, n’a pas conféré une légitimité incontestable à la création unilatérale d’Israël en 1948.
La résolution 242 du Conseil de sécurité de 1967 exige le retrait israélien des territoires occupés et condamne l’acquisition de territoires par la force. La résolution 338 de 1973 réaffirme ces principes pour une paix juste. Plus récemment, la résolution 2334 de 2016 déclare les colonies israéliennes illégales et constitue un obstacle à la paix, tandis que l’avis consultatif de la Cour internationale de Justice du 19 juillet 2024 juge l’occupation illégale et appelle à son terme rapide, en raison des violations du droit international humanitaire et du droit des Palestiniens à l’autodétermination.
Enfin, la résolution A/RES/ES-10/24 de septembre 2024 réaffirme l’illégalité des colonies et exige un retrait israélien sous 12 mois, renforçant l’argument selon lequel l’établissement et l’expansion d’Israël reposent sur des violations répétées du droit international, ne pouvant être résolues que par une restitution des droits fondamentaux des Palestiniens sur l’ensemble de leur territoire.
Si le monde retrouve un jour la raison et s’engage à faire respecter le droit international tout en préservant la liberté des peuples, le projet israélien, qui doit être perçu comme une menace globale (comme l’a illustré la guerre des douze jours entre l’Iran et Israël du mois de juin 2025) devra être démantelé. Il est impératif que la communauté internationale, et en particulier les grandes nations, agissent pour empêcher que l’ultra-bellicisme d’Israël ne conduise à une destruction totale du monde à terme.
Quels sont, selon vous, les impacts environnementaux les plus graves de la guerre, notamment sur l’eau et les sols à Gaza ?
La guerre menée par Israël à Gaza depuis octobre 2023 a évidemment engendré une catastrophe environnementale d'une ampleur sans précédent, avec des impacts dévastateurs sur l'eau et les sols qui compromettent la survie à long terme de la population palestinienne et exacerbent une crise humanitaire déjà critique, marquée par une pollution généralisée et une dégradation irréversible des ressources vitales, imputable en grande partie aux bombardements intensifs et au blocus imposé par Israël, qui ont détruit les infrastructures essentielles et libéré des contaminants toxiques dans l'environnement. De nombreux journaux comme Bloomberg, The Guardian ou encore des organisations internationales comme l’ONU, l’UNEP ont documenté ces nombreux dommages. Parmi les conséquences les plus graves sur l'eau figure l'effondrement total du système d'assainissement, entraînant le déversement quotidien de plus de 130 000 mètres cubes d'eaux usées non traitées dans la mer Méditerranée et les sols poreux, contaminant ainsi l'aquifère côtier – principale source d'eau de Gaza, comme l’ont révélé dès les premiers mois de l’agression israélienne sur Gaza, des expert indépendants liés à l’ONU. L’eau consommée à Gaza contient notamment des pathogènes, des métaux lourds et des produits chimiques issus des munitions et des débris industriels, un phénomène aggravé par la destruction de 88 % des puits d'eau et de toutes les usines de dessalement, réduisant la production d'eau potable à un tiers de son niveau d'avant-guerre et forçant la population à consommer de l'eau salinisée ou polluée, ce qui favorise depuis la fin de l’année 2023, les épidémies de maladies hydriques comme la diarrhée et le choléra, avec des risques accrus pour les enfants et tous les déplacés.
Une paix juste est-elle possible sans contrôle palestinien sur l’eau, la terre et les ressources numériques ?
Comme indiqué plus haut, une paix juste dans le conflit israélo-palestinien reste illusoire sans un contrôle palestinien effectif des ressources donc de l’eau tout d’abord.
Comme l’ont révélé Amnesty International et le journal The Guardian, Israël exerce un monopole quasi-total sur les ressources en eau en Palestine occupée depuis 1967, transformant cette ressource vitale en instrument de contrôle territorial et d'oppression, au mépris du droit international, en confisquant les sources partagées et en imposant des restrictions draconiennes qui privilégient les colons israéliens au détriment des Palestiniens, exacerbant ainsi les inégalités et les crises humanitaires. Ce monopole s'appuie sur la compagnie nationale Mekorot, qui gère les infrastructures hydrauliques et alloue l'eau de manière discriminatoire : en Cisjordanie, Israël contrôle 80 % des aquifères montagneux, laissant aux Palestiniens moins de 20 % des ressources disponibles, avec une consommation moyenne par habitant de seulement 70 litres par jour contre 300 pour les Israéliens, une disparité qualifiée de violation flagrante des droits humains par Amnesty International
On l’a indiqué, à Gaza, le blocus israélien a conduit à une surexploitation de l'aquifère côtier, rendant 96 % de l'eau impropre à la consommation en raison de la salinisation et de la pollution, tandis qu'Israël interdit le transfert d'eau depuis la Cisjordanie et coupe régulièrement les approvisionnements, comme lors des offensives militaires qui ont détruit des pipelines et des usines de traitement.
Pour ce qui est de la terre, de la même manière Israël exerce un monopole quasi-total sur la terre en Palestine occupée depuis 1967, orchestrant une appropriation systématique des territoires palestiniens par des politiques d’expropriation, de colonisation et de restrictions administratives qui visent à consolider son contrôle territorial tout en marginalisant les Palestiniens, en violation du droit international. Ce monopole s’appuie sur un arsenal juridique et militaire qui permet à Israël de confisquer des terres sous divers prétextes, tels que la « sécurité », les « besoins publics » ou la classification de zones comme « terres d’État », privant les Palestiniens de leur droit à la propriété et à l’autodétermination. En Cisjordanie, plus de 60 % du territoire (zone C) est sous contrôle exclusif israélien, où les Palestiniens sont interdits de construction ou d’accès, tandis que les colonies illégales, soutenues par l’État, se sont multipliées, abritant plus de 700 000 colons en 2023, selon les données de l’ONU. Comme nous l’avons déjà indiqué, la résolution 2334 du Conseil de sécurité de l’ONU de 2016, condamne pourtant ces colonies comme une violation flagrante du droit international, affirmant qu’elles entravent la viabilité d’une solution à deux États et confisquent les terres palestiniennes. À Gaza, bien que les colonies aient été démantelées en 2005, le blocus israélien et les bombardements répétés ont détruit 67 % des terres agricoles, rendant des milliers d’hectares incultivables, selon un rapport de l’UNEP de l’année dernière. Et malheureusement les exemples ne manquent pas. Dans la vallée du Jourdain par exemple, qui est une région fertile, représentant 30 % de la Cisjordanie, est sous contrôle israélien quasi-total. Depuis les années 1970, Israël a confisqué des milliers d’hectares pour établir des colonies agricoles comme Ma’ale Efrayim, en expulsant des communautés bédouines et en restreignant l’accès des Palestiniens aux terres agricoles considérée comme zone stratégique par le pouvoir, selon l’ONG israélienne B’Tselem.
Enfin pour ce qui est des ressources numériques, Israël maintient un monopole oppressif sur les ressources numériques en Palestine occupée, utilisant son contrôle des infrastructures technologiques pour entraver l’autonomie palestinienne, renforcer l’occupation et consolider son statut autoproclamé de « Startup Nation », tout en s’appuyant sur un soutien massif des firmes technologiques américaines et des financements de Wall Street et de la City de Londres, qui alimentent cette domination numérique et économique. Ce contrôle s’exerce par la mainmise sur les réseaux de télécommunications, l’accès à internet, les équipements technologiques et les systèmes de cybersurveillance, limitant ainsi le développement numérique palestinien et transformant le cyberespace en outil de répression.
Israël domine naturellement les réseaux mobiles et internet en Palestine, notamment en Cisjordanie et à Gaza, en contrôlant les fréquences radio et les importations d’équipements. Les opérateurs palestiniens, comme Jawwal et Paltel, doivent passer par des entreprises israéliennes pour accéder aux réseaux, ce qui entraîne des coûts exorbitants et des restrictions d’accès. Par exemple, les Palestiniens n’ont accès qu’à la 2G ou 3G en Cisjordanie, tandis qu’Israël utilise la 5G, un retard technologique imposé qui limite l’innovation et l’économie numérique palestinienne.
À Gaza, Israël impose régulièrement des interruptions totales ou partielles d’internet, comme lors des offensives de 2023-2024, où les bombardements ont ciblé des tours de communication, coupant l’accès au réseau pour des millions de Palestiniens, entravant la coordination humanitaire et la liberté d’expression (notamment la publication de photos, vidéos ou de messages). En Cisjordanie, des restrictions similaires sont appliquées via le contrôle des câbles sous-marins et des points d’accès.
Bien entendu, Israël utilise des technologies avancées, comme le logiciel espion Pegasus de NSO Group, pour surveiller les Palestiniens, y compris les activistes, les journalistes et les responsables politiques. Des rapports de 2021 du Washington Post ont révélé l’utilisation de systèmes comme Blue Wolf et White Wolf, déployés par l’armée israélienne et les colons pour scanner les visages des Palestiniens en Cisjordanie, créant une base de données intrusive qui renforce le contrôle sécuritaire et intimide la population.
L’ambition d’Israël de se positionner comme une « Startup Nation », terme popularisé par le livre de Dan Senor et Saul Singer, repose sur son écosystème technologique, qui représente 18 % de son PIB et 50 % de ses exportations, avec un accent sur la cybersécurité, l’IA et la fintech. Ce modèle est intrinsèquement lié à son contrôle des ressources numériques en Palestine, car il s’appuie sur une infrastructure technologique développée en partie grâce à l’occupation. Les unités militaires d’élite, comme l’unité 8200, forment des experts en cybersécurité qui alimentent les startups israéliennes, souvent en exploitant les données collectées via la surveillance des Palestiniens. Par exemple, NSO Group, qui commercialise Pegasus, a été fondé par d’anciens membres de l’unité 8200, illustrant comment l’occupation sert de laboratoire pour les technologies exportées mondialement.
Le monopole numérique israélien est soutenu par des investissements massifs des géants technologiques américains et des financements de Wall Street et de la City. Environ 53 % de la R&D israélienne est financée par des capitaux étrangers, principalement américains, avec des entreprises comme Google, Microsoft, Intel et Amazon implantant des centres de R&D en Israël. Par exemple, Intel a investi 25 milliards de dollars dans une usine de puces en Israël, et Microsoft a lancé une région Azure Cloud pour renforcer l’infrastructure numérique israélienne. Des rachats majeurs, comme celui de Mobileye par Intel (15 milliards de dollars) et de Waze par Google (1,1 milliard de dollars), illustrent l’intégration d’Israël dans l’économie numérique mondiale, soutenue par des fonds de capital-risque de Wall Street, comme Sequoia Capital et Accel Partners. Ces investissements, souvent motivés par les profits tirés de technologies testées dans le contexte de l’occupation, permettent à Israël de maintenir son emprise sur les ressources numériques palestiniennes tout en renforçant son image de hub technologique, au détriment de la souveraineté numérique palestinienne.
En conclusion, aucune paix ne peut être possible face à ces déséquilibres dans les rapports de force à la fois sur l’eau et la terre (ou la légitimité Palestinienne est très forte) mais aussi sur la technologie et les ressources numériques qui sont développés sur le dos de la population autochtone palestinienne.
La guerre à Gaza est-elle, selon vous, un instrument géopolitique pour imposer un nouvel ordre mondial ?
La guerre à Gaza constitue un instrument géopolitique clé dans l’instauration d’un nouvel ordre mondial visant à démanteler les nations comme remparts politiques contre la domination du capital financier, une dynamique que l’intellectuel juif marxiste belge Abraham Léon analysait dès les années 1940 dans sa Conception matérialiste de la question juive, lorsqu’il décrivait Israël comme « la dernière phase du capitalisme, un capitalisme qui commence à pourrir ». Derrière la destruction physique et culturelle du peuple palestinien autochtone, c’est l’ensemble des peuples du monde qui est visé par cette entreprise, car la question palestinienne transcende le cadre colonial pour s’inscrire dans une lutte globale contre le capitalisme, le pouvoir de l’argent et la logique de marché, dans leurs dimensions à la fois spirituelles et politiques. L’entité israélienne, loin d’être un État au sens classique avec des frontières définies, une population homogène ou une culture unifiée, fonctionne comme un consortium soutenu par des financements extérieurs, principalement occidentaux, et appuyé militairement par des entités issues de groupes comme l’Irgoun, la Haganah ou le Betar, devenus Tsahal, le Shin Bet et le Mossad, en lien étroit avec des entreprises multinationales de la Tech.
Depuis l’annonce en 2020 de la « Grande Réinitialisation », un projet souvent perçu comme une tentative de refonte mondiale, l’agenda israélien du « Grand Israël » progresse, visant à étendre son influence sur la Syrie, le Liban, l’Iran, Gaza et le Yémen. Ce projet s’inscrit dans une stratégie plus large, soutenue par des dirigeants occidentaux, comme en témoigne la soumission de figures comme Donald Trump aux intérêts israéliens, notamment à travers le plan Kushner, qui a servi de prélude aux opérations à Gaza et aux initiatives comme les « Chariots de Gédeon ». La guerre à Gaza, marquée par la destruction systématique d’un peuple sur sa terre ancestrale, représente une étape cruciale de cet agenda expansionniste, avec des implications globales : l’agression israélienne contre l’Iran en 2024 a révélé les risques d’escalade nucléaire et de conflit mondial. Face à cette menace, l’ensemble des nations devrait s’unir derrière la cause palestinienne, car la destruction de la Palestine et de son peuple préfigure une attaque contre la survie de nos sociétés et de nos États-nations à l’échelle mondiale.
La reconnaissance éventuelle d’un État palestinien à l’ONU en septembre 2025 par la France d’Emmanuel Macron, même si elle est suivie par d’autres pays, ne changera rien à la situation. La question politique cruciale que les dirigeants mondiaux doivent poser est celle de la fin du projet sioniste et de l’entité israélienne, dont le bellicisme et le racialisme conduisent le monde au bord du précipice, menaçant de provoquer une troisième guerre mondiale et la destruction des nations. Cependant, la corruption de nombreux dirigeants empêche cette question d’émerger. Malgré cela, il faut garder espoir : depuis le 7 octobre 2023, une prise de conscience semble enfin s’opérer à l’échelle mondiale, en particulier parmi les peuples en Occident, concernant le problème que représente Israël pour la stabilité globale.
Marc Gabriel Draghi
ID : @gabriel_draghi
Juriste/Auteur