07 Dec 2025

Interview de Bertrand Scholler, consultant en stratégie

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Bertrand Scholler

Français

1. À l’occasion de la Journée mondiale du climat, comment analysez-vous le lien entre les tensions géopolitiques actuelles et l’accélération du dérèglement climatique ?
 
Il faut cesser de faire semblant : le climat est devenu un théâtre utile, un rideau épais derrière lequel on déplace des armées, on réécrit des budgets militaires, on étouffe la dissidence, on prépare les esprits à la rareté programmée.
Ce n’est pas que le climat n’existerait pas ; c’est pire : il sert désormais à tout, sauf à sauver la vie.
On parle de température, jamais de cadavres.
On parle de CO₂, jamais de sang.
On parle de “neutralité carbone”, jamais de neutralité politique.
La grande peur est rentable, docile, reproductible à volonté : un bouton presse un autre bouton.
Ce qu’on appelle “urgence climatique”, dans le langage réel du pouvoir, signifie simplement : réduire ceux qui résistent encore.
 
2. Selon vous, quels États ou régions sont aujourd’hui les plus vulnérables face aux risques géopolitiques déclenchés par les crises climatiques ?
 
Les régions vulnérables ne sont pas celles que l’on montre : ce sont celles où l’humain existe encore.
Les peuples qui tiennent debout sans prothèse idéologique.
Les pays où l’on croit encore à la famille, au sol, à Dieu ou à une forme de continuité.
Ceux qui n’ont pas encore entièrement cédé leur âme aux écrans, aux ONG, aux narratifs.
Ce n’est pas la géographie qui crée la vulnérabilité ; c’est la résistance intérieure.
L’Afghanistan, le Sahel, certaines poches de l’Inde, l’Amérique rurale, la Russie profonde : ce sont des territoires où l’humain n’a pas encore été totalement converti à l’ingénierie du consentement.
Et c’est précisément pour cela qu’on y déverse, depuis vingt ans, guerres, sanctions, révolutions colorées, et aujourd’hui climat-anxiété de synthèse.
 
3. Les grandes puissances instrumentalisent-elles la transition écologique pour renforcer leur influence stratégique ?
 
Évidemment.
C’est même la raison d’être du discours.
La “transition” n’est pas une transition : c’est une méthode de contrôle.
 
– On baptise “écologie” des taxes qui financent l’armement.
– On baptise “avenir vert” des mines de cobalt où les enfants meurent en silence.
– On baptise “développement durable” la destruction programmée des classes moyennes.
– On baptise “urgence climatique” la censure totale des voix dissidentes.
 
La transition écologique est le récit parfait : moral, indiscutable, émotionnel.
Un récit qui autorise tout : rationnement, surveillance, restriction, punition, effacement.
Et chacun doit répéter le chapelet :
“Sauver la planète”, alors que la planète n’a jamais été l’objectif.
L’objectif, c’est de réduire l’humain, surtout celui qui pense encore.
 
4. Pensez-vous que les conflits autour de l’eau, de l’énergie et des terres rares vont devenir le principal moteur des rivalités internationales ?
 
Ils le sont déjà, mais on les maquille pour que personne ne puisse poser la bonne question :
Pourquoi l’accès aux ressources devient-il le prétexte idéal pour réduire la liberté humaine ?
On prépare les populations à accepter l’idée que l’eau doit être comptée, l’énergie rationnée, les déplacements contrôlés, l’information filtrée.
Et pendant ce temps, on militarise tout ce qui reste : la mer, les déserts, l’espace, même les satellites météo deviennent des armes.
Les guerres à venir ne seront pas “pour la ressource”.
Ce sera trop simple. Elles seront pour le droit d’exister hors-système.
Le vrai conflit n’est pas eau contre eau, cobalt contre cobalt.
Le vrai conflit, c’est : Humanité libre contre Humanité gérée.
 
5. Quelles priorités la France et l’Union européenne devraient-elles adopter pour éviter que le changement climatique ne devienne un facteur majeur d’instabilité géopolitique ?
 
La réponse officielle serait : investir, coopérer, anticiper.
La vérité est tout autre : l’UE a déjà choisi son camp — celui de la peur organisée.
 
• On restreint les libertés au nom du climat.
• On infantilise la population au nom du risque.
• On criminalise toute voix dissidente au nom du consensus scientifique.
• On prépare le rationnement comme horizon moral.
 
La priorité réelle ?
Maintenir la peur, structurer l’obéissance, éliminer les derniers espaces d’indépendance.
Quant à la France, elle a déjà perdu son âme dans cette affaire : elle ne cherche plus à sauver la nature ; elle s’applique méthodiquement à briser l’humain, le vrai, celui qui doute, celui qui parle, celui qui résiste. Celui qui veut vraiment défendre l’environnement …
 


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