XR cible l’entreprise française Egis, impliquée dans le projet du Lyon-Turin et la colonisation israélienne

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Tired Earth

Par la rédaction

Dans la nuit du 26 au 27 février, l’organisation Extinction Rebellion a couvert de peinture les bureaux d’Egis, situés à Montreuil, en Seine-Saint-Denis. La raison ? L’implication de l’entreprise dans le chantier de la LGV Lyon-Turin. Dans le deuxième lot, Egis aurait « piloté de très importants travaux de descenderie pour percer des sols parmi les plus complexes des Alpes », indique Extinction Rebellion. « Aujourd’hui, son œuvre prend la forme d’imposantes montagnes de gravats partout dans la vallée et d’un trou béant en plein cœur de la Maurienne. »

Le chantier de la LGV Lyon-Turin est un projet pharaonique lancé dans les années 1980 pour construire une nouvelle liaison ferroviaire de 270 km, dont 202 de tunnels, entre les deux villes.


Dans la nuit du 26 au 27 février, l’organisation Extinction Rebellion a couvert de peinture les bureaux d’Egis. XR Paris
« Alors que seul 10 % du projet est financé après plus de vingt ans de travaux, le chantier du siècle a déjà très largement défiguré la Maurienne et le Val de Suse devenues vallées-chantier », conclut Extinction Rebellion.

Des liens avec la colonisation israéelienne


Autre grief soulevé par les activistes écologistes : Une partie des activités de ce groupe international de conseil, spécialisé dans l’ingénierie de la construction et d’exploitation, sont épinglées pour leurs liens avec la colonisation israélienne.

Le 19 juillet 2024, la Cour internationale de justice a déclaré « illégale » la colonisation israélienne de territoires palestiniens depuis 1967, ce qui pourrait avoir des conséquences sur les activités d’entreprises françaises. « Le groupe a remporté un appel d’offres à 50 milliards de dollars pour creuser 150 km de galeries sous le sol de la capitale israélienne », écrit Extinction Rebellion dans un communiqué.

Comme le rapportait Le Monde, trois groupes français figurent ainsi dans une base de données créée par les Nations unis en 2020 répertoriant les entreprises qui avaient « directement et indirectement, permis la construction et la croissance des colonies de peuplement, les avaient facilitées et en avaient profité ». D’autant que l’établissement public la Caisse des dépôts est actionnaire d’Egis à hauteur de 34 %.

Auprès du journal du soir, Egis avait reconnu avoir « fourni des conseils techniques sur la construction » de la ligne bleue de tramway reliant Jérusalem aux territoires occupés de Cisjordanie. Et précisait que ces conseils « ne comprenaient pas la sélection du tracé de la ligne ».


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